Auto-entrepreneur témoignage
Mauvaise surprise pour des auto-entrepreneurs exclus du statut
Le statut d’auto-entrepreneur remporte un franc succès depuis sa mise en place au 1er janvier 2009. 320 000 personnes ont en effet choisi ce statut pour lancer ou officialiser une activité professionnelle complète ou complémentaire.
Cependant, une bien mauvaise surprise est tombée sur la tête de certains. Alors qu’ils n’avaient pas dépassé le plafond de chiffre d’affaire autorisé en 2009, les voilà pourtant priés de passer entreprise individuelle. L’Urssaf explique que les textes de loi l’oblige à appliquer un prorata pour extrapoler le chiffre d’affaire sur la totalité de l’année. Ainsi, si un développeur de sites internet ayant démarré son activité en juin 2009 a réalisé 20 000€ de chiffre d’affaire jusqu’en décembre, l’Urssaf considère qu’il aurait pu réaliser 40 000€ sur la totalité de l’année et il passe donc au-dessus du palier autorisé ! Le voilà exclus du statut d’auto-entrepreneur.
Il semblerait donc que l’on ait oublié ce point essentiel dans l’information faite auprès des particuliers désireux de se lancer. Beaucoup se retrouvent ainsi dans cette situation inconfortable, forcés de changer de statut ou de stopper toute activité.
“C’est le problème des régimes très simplifiés. Le législateur n’a pas pris en compte ces situations. Mais nous, on applique les textes ” explique l’Ursaff.
Aucun recours ne semble donc possible et pour ceux qui démarrent leur activité courant 2010, il faudra donc se méfier…
12/03/2010 - Source : http://www.miwim.fr
Auto-entrepreneur témoignage : les premières déceptions
Sylvain Maison, Esbly
Quelle est votre activité ?
Revendeur informatique et spécialisé.
Pourquoi avoir choisi ce statut ?
C'est à l'origine mon métier.
Quels sont ses avantages et inconvénients ? Quel bilan faites-vous globalement de ce statut ?
Il n'y a aucun avantage rien que des inconvénients car personne ou presque ne veut vous reconnaître comme un professionnel... On ne peut même pas récupérer la TVA, ce qui fausse considérablement la concurrence avec les "dits vrais pros".
Par contre côté papiers administratifs ça va bon train, on reçoit des papiers de toutes les administrations et on vous accuse presque de frauder car vous n'avez rien vendu ou créé... Mais comment gagner sa vie comme professionnel quand il vous faut payer en plus des charges sociales, des impôts et tout le reste, payer en plus 19,60% de T.V.A. que l'état ne veut pas vous rembourser alors que vous n'êtes pas l'acquéreur mais que le revendeur ? Chercher l'erreur.
D'après l'A.N.P.E plus de 50% des Auto-Entrepreneurs mettent la clé sous la porte car aucune banque ne vous reconnaît en qualité d'entrepreneur et donc encore moins en qualité de pro et donc aucun prêt bancaire pour acheter du stock, du matériel d'expédition et j'en passe.
Même La Poste service public vous reconnaît que simple particulier donc là aussi aucune remise d'affranchissement et pas de récupération de T.V.A.
Source : www.journaldunet.com
Le régime des autoentrepreneurs victime d'un cafouillage informatique
G. D., Les Echos
Une alerte a été lancée, hier, à l'adresse des 150.000 Français ayant opté, depuis janvier, pour le nouveau régime fiscal de l'autoentrepreneur. Nombre d'entre eux ont reçu récemment par courrier des appels à cotisations sociales « injustifiés », a indiqué l'Union des autoentrepreneurs, association présidée par François Hurel, celui-là même qui avait conçu le dispositif dans un rapport au gouvernement, début 2008. L'information a été confirmée par le secrétaire d'Etat aux PME, Hervé Novelli
Ne pas tenir compte du courrier
Certains autoentrepreneurs exerçant une activité libérale se sont vu réclamer plus de 600 euros par la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse (Cipav). D'autres (plus de 1.300), exerçant un métier dans l'artisanat ou le commerce, ont reçu des appels supérieurs à 3.000 euros de la part du Régime social des indépendants (RSI). D'autres encore ont été sollicités par les Urssaf.
Or la principale innovation de l'autoentrepreneur consiste précisément à ne faire payer aucune taxe tant qu'aucun euro de chiffre d'affaires n'a été produit. Il revient à l'intéressé de déclarer de lui-même son volume d'activité chaque trimestre. La prochaine échéance est fixée au 1er juillet. Les personnes concernées ne doivent donc pas tenir compte du courrier reçu.
Les dysfonctionnements sont dus à une confusion informatique remontant au mois de janvier, entre les autoentrepreneurs et ceux qui se constituent en entreprise individuelle classique. Ils devraient être rapidement résolus, assurent les parties prenantes.
Source : www.lesechos.fr
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